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Vendredi 12 août 2011 5 12 /08 /Août /2011 13:43

Ce jour-là, pour faire un peu changement, nous... marchons!

 

Nous faisons une longue promenade qui nous permet de voir tous les immeubles originaux de la ville. Et il y en a un beau paquet! Entre le Palais de la Musique, la Casa Amatller, la Casa Batllo et la Casa Lleo Morera (le fameux pâté de maisons nommé Illa de la Discordia) et la Casa Mila, on est servi question architecture bizarre. Personnellement, je suis fan de la Casa Batllo. On a l'impression d'être devant un décors de film de Tim Burton. Sur la façade du bâtiment, on voit des os, des arbres, des têtes de morts... D'après ce que j'ai compris, Gaudi aimait bien les champignons hallucinogènes. Ceci expliquerait donc celà. 

 

Nous faisons un petit crochet au Marché de la Boqueria. C'est très grand et c'est très joli. Le seul point négatif, c'est qu'il y a tellement de monde, que c'est difficile de bien en profiter... Nous nous buvons tout de même de bons jus de fruits et Vanessa fait de belles photos. 

 

Bien sûr, il fallait passer par la Sagrada Familia, cette immense cathédrale emblématique de Barcelone. Je n'étais pas vraiment motivé... Au cours de nos voyages, nous avons visité bon nombre d'églises et de cathédrales et je n'avais pas trop envie de payer un prix de fou pour en visiter une de plus. Oh! Comme je ne regrette pas d'avoir écouté Vanessa et d'avoir payé un prix de fou pour visiter celle-là! Je vais utiliser un bon vieux cliché, mais "il faut le voir pour le croire". Gaudi s'est une fois de plus lâché. Pour se faire une idée, il faut imaginer une cathédrale psychédélique. Il avait tellement vu grand, l'ami Gaudi, qu'au jour d'aujourd'hui, elle n'est même pas encore terminée! Avant de partir, nous sommes montés dans une des tours. Vanessa n'était pas très rassurée... Mais, c'était bien amusant. Magnifique!

 

Nous avons soupé dans un Kentucky où on a claquer des dents parce que l'air climatisée était à fond.Et la journée s'est terminée sur une terrasse où nous avons bu nos dernière horchatas!

 

Nous avons quitté l'Espagne le lendemain matin. Juste à temps, parce que le ciel était gris et une journée pluvieuse s'annonçait. De retour à Lyon, nous sommes allés chercher la petite Loli, qui avait passé la semaine dans une pension pour chats. Elle n'avait pas l'air traumatisé et elle ne nous en voulait pas de l'avoir abandonné. Par contre, elle s'était attrapée un bon rhume et pendant trois jours (et trois nuits) nous l'avons entendu éternuer! Quel joie d'avoir des nuits remplies de apitchous félins!

Par Ugo et Vanessa - Publié dans : ugoetvanessa
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Jeudi 11 août 2011 4 11 /08 /Août /2011 13:53

Deuxième et dernière journée à Cadaques.

 

Nous avions prévu une petite randonnée, mais le temps nous manque. Nous n'en ferons qu'une petite partie et nous profiterons plutôt des plages. Vanessa tenait absolument à se baigner dans la mer! Moi, je suis plus ou moins à l'aise. La plupart des filles se baladent seins nus. Je ne sais pas où regarder pour ne pas passer pour un gros voyeur... Alors, je passe le temps en cherchant de beaux coquillages. Avant de partir, nous prenons un petit verre en terrasse. Une horchata pour Vanessa (qui est devenue fan), une sangria pour moi. Cool, la vie.

 

Puis, c'est le retour sur la route connue sous le nom de Los Zigzagos de la Muerte. Vanessa n'est toujours pas rassurée et en plus, elle ne se sent pas très bien. Elle n'est apparemment pas la seule... Si j'en crois les gargouillis, les rots, les toussotements et autres borborygmes provenant du siège voisin! Derrière nous, il y a des jeunes Québécois. Nous les remarquons très vite, parce qu'ils parlent très forts. Je me dis d'abord: "Super! Je pourrai discuter avec des compatriotes!" Mais, après les avoir écouté deux minutes, je décide de faire profil bas et de ne pas me faire remarquer. Ils disent des trucs comme: "Pis là j'étais like genre full nice pis lui y'était like genre comme fucking nice fack là genre comme like I was comme genre like comme genre like fucking full fucking contente là genre like comme tsé genre." Pour éviter un conflit de génération, j'ai préféré ne pas discuter avec eux... 

 

A Barcelone, Vanessa veut tester la piscine de l'hôtel... Mais, quand je vois les énergumènes qui s'y baignent, je l'en dissuade. Ce sont des ados visiblement attardés qui perdent quelques neurones supplémentaires en voyant une jolie jeune femme (Vanessa) débarquer en bikini. Moi qui voulait relaxer avec ma copine, je me retrouve entourré de débiles qui gueulent, qui crachent sur les passants par-dessus la rambarde, qui s'éclaboussent comme des gamins et qui zieutent ma petite amie comme une bande de puceaux qui voient leur première fille en maillot de bain... Bon, à bien y penser, ça devait être exactement ça.

 

Nous allons plutôt marcher en ville, faire le repérage des restos. Nous arrêtons notre choix sur un très bel établissement. Ce n'est pas donné, mais on mange super bien. La soupe froide de tomates avec sa boule de sorbet au basilic me fait encore rêver!

 

Avant de rentrer à l'hôtel, nous marchons encore un peu. Vanessa prend des photos de nuit de certains des immeubles les plus typiques de la ville.

 


Par Ugo et Vanessa - Publié dans : ugoetvanessa
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Mercredi 10 août 2011 3 10 /08 /Août /2011 14:24

Mercredi matin, nous prenons la route direction Cadaques. Nous roulons surtout sur l'autoroute... Alors, question jolis paysages enchanteurs, ce n'est pas tout à fait ça. Par contre, quand nous arrivons à Roses, c'est franchement plus sympathique. Puis, nous montons, à flanc de montagne, sur un petit chemin sinueux. Pour mieux redescendre de l'autre côté, à Cadaques. Le périple ne rassure personne. La route est à peine plus large que le bus, nous roulons à un mètre du vide... Tout le monde rit nerveusement tandis que le chauffeur zigzague... Le gars qui a conçu ce chemin devait être complètement torché!

 

A Cadaques, en sortant de la gare, Vanessa croit voir un panneau indiquant que notre hôtel se situe à 10 km de là... Le problème, c'est qu'elle s'attendait à ce qu'on puisse y aller à pieds. Petit moment de panique chez ma copine... "Putain! Dix putain de kilomètres de merde! Sur le putain d'Internet, ils disaient qu'on pouvait y aller en marchant! Fais chier! Bordel de merde!" (Je censure le reste...) De mon côté, j'essaie de positiver et d'être optimiste... "Bah! Il fait beau. C'est un peu comme faire une randonnée." Par contre, je pense : "Tabarnak! 10 km avec le sac à dos et la valise avec 30 degré à l'ombre? Comment j'vas faire pour être positif et encourageant aussi longtemps?" Nous partons à la recherche de l'office de tourisme... Que nous trouvons. Mais, qui est fermé. (Heure d'ouverture: 9h-9h07/15h12-15h23... Le mercredi... Mais, seulement les jours paires... Quand il pleut.) Finalement, nous demandons à une policière comment on peut se rendre à notre hôtel. Elle commence par écarquiller les yeux et expire en faisant un bruit de pet avec sa bouche. Je nous vois déjà en train de marcher 10 km... Quand Vanessa lui demande combien de temps ça prend à pied, la policière secoue la tête, l'air découragé et répond: "Quinze minutes." Elle ne doit pas être habituée à marcher, j'imagine. 

 

Quinze minutes plus tard, après avoir emprunté de petits sentiers charmants, nous arrivons à l'hôtel. Nous louons un petit appartement. C'est un peu vieillot, mais on y est très bien installé. Le bonhomme à la réception ressemble à l'humoriste Roland Magdane et je dois me mordre les joues pour ne pas rire devant lui en repensant à certaines de ses blagues... Comme nous sommes au bord de la mer, il y a beaucoup de vent. Dans la piscine; y fait donc crissement frette. Mais, on a payé pour la piscine, on va en profiter. 

 

Juste à côté de notre hôtel, il y a la maison de Dali. Un super visite. Ca nous permet de voir que l'ami Salvator était vraiment dérangé. Entre le Christ aux déchets et la piscine en forme de zigounette, entourrée de bonhommes Michelin... Pour le moins, dépaysant.

 

Nous revenons à Cadaques et nous tombons sur un tournage. Avec ses maisons blanches et ses volets bleus, la ville peut facilement passer pour un village de la Grèce profonde. C'est donc ce que font ces gens du cinéma. Pour faire plus vrai que nature, ils ont mis une vieille avec un faux stand avec des légumes et un vieux pêcheur. Voilà! On est en Grèce! J'aimerais bien savoir ce qu'il filmait... Clip? Téléfilm? Film? Série télé?

 

Nous nous promenons dans les petites ruelles de la ville et Vanessa prend 237 photos. Moi, je me fais copain-copain avec un petit chien. Il m'aime tellement, qu'il vient se coucher entre mes jambes et quand je me remets à marcher, il me suit. Il voudra même venir avec moi dans une église que nous voulons visiter... Mais, le curé me fera comprendre, malgré la barrière de la langue, que les chiens ne sont pas les bienvenus au Royaume de Dieu. Je n'oublierai jamais le regard plein de tristesse que Petit Chien m'a lancé quand je l'ai ramené dehors. Heureusement pour lui, une petite fille est venue lui flatter la tête. Petit Chien était tellement content, il s'est couché entre ses jambes... Et il m'a oublié. Une belle rencontre. Et au fait, j'ai même pas visité l'église. Je préfère encore aller en Enfer en compagnie de Petit Chien!

 

Nous terminons cette belle journée avec un petit repas pas cher, mais quand même bon.

Par Ugo et Vanessa - Publié dans : ugoetvanessa
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Mardi 9 août 2011 2 09 /08 /Août /2011 14:52

Pour notre deuxième journée barcelonaise, nous avons eu droit à un soleil omniprésent et une chaleur étouffante. On ne va pas se plaindre d'avoir du beau temps en vacance... Mais, là, y faisait chaud en taboire!

 

Avant de nous rendre au Parc Güell, nous avons pris un petit déjeuner en terrasse. Nous avons un peu eu l'impression de nous faire arnaquer. Les prix sur la facture n'étaient pas les même que sur la carte. Quand nous avons demandé des explications à la serveuse, elle s'est contentée de montrer une petite note en bas de page indiquant qu'il fallait ajouter quelques centimes supplémentaires sur chaque plats et boissons consommés en terrasse. Après avoir rangé mon microscope, je lui ai donné raison. C'était notre faute ; il fallait regarder plus attentivement. Par contre, il n'était pas nécessaire de scruter à la loupe nos tasses, assiettes et ustensiles pour s'apercevoir qu'ils n'avaient pas été très bien lavé... C'est donc un peu déçu par notre déjeuner que nous avons pris le métro en direction du grand parc de Barcelone.

 

Pour se rendre jusqu'au Parc Güell, il faut monter. Toujours monter. Les Espagnols ont quand même eu une super idée en installant des escalators. Ca permet d'arriver en haut juste à moitié mort plutôt que complètement. Et après... On a continué à grimper jusqu'au sommet d'une colline sur laquelle il y a une espèce de vieille tour en ruine. De là, on a une vue superbe sur Barcelone. Il faut juste pas avoir le vertige. Et ne pas être agoraphobe. Parce que partager cinq mètres carré avec 500 touristes à 5 mètres du sol, c'est tout sauf rassurant.

 

Le Parc Güell est vraiment super. En grande partie grâce aux délires hallucinogènes de Gaudi. (Il est d'ailleurs possible de visiter sa maison, mais nous ne l'avons pas fait.) Si on est vraiment patient, on peut se prendre en photo à côté de la célèbre salamandre du même Gaudi... Mais, il faut pas être gêné par les centaines d'inconnus qui partageront votre photo souvenir.

 

Pour combattre les effets combinés du soleil tapant, de l'absence de vent, de la chaleur écrasante et de la soif, nous avons pris un popsicle au citron à l'unique buvette du parc. Ce que nous avons payé 2 euros 50 centimes au Parc Güell, nous le trouverons à 1 euro 50 en ville et même à 1 euro à Cadaques.

 

Après un passage à l'hôtel, où Vanessa profite de la piscine et où je profite des chaises longues pour piquer un somme, nous repartons pour une nouvelle expédition.

 

La Rambla. Une grande avenue très célèbre qu'on remonte en partant de la statue de Christophe Colomb pointant l'Amérique jusqu'à la Place de Catalogne. Encore une fois, il faut se méfier des voleurs. Apparemment, il y en a plein dans les Ramblas... Mais, tout se passe bien. Je me bois une bonne slush au citron et Vanessa s'initie à l'horchata, une boisson locale.

 

Nous terminons la soirée dans un fast-food d'une chaîne espagnole à écouter des succès des années 90.

Par Ugo et Vanessa - Publié dans : ugoetvanessa
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Lundi 8 août 2011 1 08 /08 /Août /2011 11:29

Gardant de bons souvenirs de notre séjour ibérique de 2009, nous avions décidé depuis un moment que notre prochain voyage serait à nouveau en Espagne... Mais, nous ne savions pas où exactement. Nous avions pensé à Majorque et aux Baléares en général. Mais, bon, ça demandait un peu trop d'organisation pour le peu de temps que nous avions. Alors, nous avons opté pour Barcelone et Cadaques. 

 

Pour aller à Barcelone, c'est plutôt simple. Il y a des vols régulièrement et ça ne coûte pas très cher. Il faut juste se motiver à se lever tôt le matin pour aller jusqu'à l'aéroport. Mais, ce n'est pas le pire... Le pire, c'est de payer 26 euros pour faire la route entre Lyon et l'aéroport. Pour donner un ordre d'idée, en Italie, en Espagne et aux Pays-Bas, on a payé en moyenne 5 euros pour les navettes. Ah! La navette de Lyon est vraiment belle, elle sent bon, elle est rapide, elle a l'air climatisé et les agents de bord sont souriants... Mais, 26 euros?! 

 

Nous nous levons tôt, donc, nous payons 26 euros, nous prenons notre avion et nous arrivons à Barcelone après environ une heure trente de vol. Moi qui pensait lire un peu... J'ai plutôt dormi tout le long.

 

Notre hôtel est moderne et plutôt classe. Notre chambre est belle, mais nous découvrirons très vite que l'isolisation sonore n'est pas super. C'est un problème récurrent en Espagne, d'après notre expérience personnelle (et d'après les commentaires dans les guides et sur les sites internet).

 

Il fait beau et chaud. Nous marchons dans un joli parc, nous voyons plein d'animaux, nous voyons l'Arc de Triomphe, nous mangeons dans un bon petit resto... La première journée est tranquille et agréable.

 

Comme pour Rome, on nous dit partout de faire attention aux voleurs. Il y en a qui se font passer pour des touristes, vous demandent des indications et quand vous baissez la garde, ils piquent votre sac. Si vous gardez votre porte-feuille dans votre poche arrière, vous êtes sûr de le perdre en moins de deux minutes. Si votre copine garde son sac à main sur son épaule, elle est certaine de se le faire prendre par un voleur à la sauvette. Pendant le souper, il y a au moins cinq bonhommes qui viennent essayer de nous vendre des roses. Ils ne sont peut-être pas mal intentionnés, mais, bon, on ne va pas prendre de chance. Il y a des musiciens qui viennent jouer près de notre table et on vient nous dire de garder un oeil sur nos affaires. Et en faisant la route jusqu'à l'hôtel, nous croisons plusieurs bonhommes qui veulent nous vendre des canettes de liqueur. Après analyse, je crois que le gars observe ce que tu as dans ton porte-feuille quand tu paies ta canette et il fait signe à un complice (il y avait plein de gars sur le trottoir d'en face qui faisait semblant de parler au téléphone) si ça vaut le coup. Et quelques mètres plus loins, tu te fais dépouiller. Bon... Ce n'est qu'une théorie; je n'ai pas osé la tester. 

 

La semaine s'annonce à l'image de nos précédents voyages: il fera chaud, nous allons marcher pendant 12 heures par jour sans nous arrêter, nous allons dormir comme des bébés et nous allons en avoir plein la vue!  

Par Ugo et Vanessa - Publié dans : ugoetvanessa
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Vendredi 13 août 2010 5 13 /08 /Août /2010 15:52

C'était notre troisième périple à Annecy. La première fois, nous étions venus le matin et étions repartis le soir. Nous avions visité la vieille ville et nous avions marché au bord du lac. Charmés, nous nous étions promis d'y revenir. La deuxième fois, nous sommes restés quelques jours. Nous avons loués un "appartement" et nous avons fait le tour du lac en vélo. (Nos yeux s'en souviennent encore... Et nos fesses aussi.) Nous étions toujours aussi enthousiastes et nous nous sommes à nouveau promis d'y revenir.

 

Cette fois, nous n'avions rien de prévu. Marcher, boire un coup sur une terrasse, manger une crème glacée, se baigner... Profitez quoi. Nous avons choisi un hôtel pas trop cher. Mais, nous n'avons pas été déçu. Vanessa a négocié pour avoir une chambre avec balcon et le déjeuner était correct. On a pas eu à se plaindre de ce côté-là. (Sauf peut-être pour les mystérieux coups de marteaux en pleine nuit.) On a pas eu à se plaindre à propos de la météo non plus. Sauf peut-être qu'il faisait un peu trop chaud pour faire une randonnée... Oui, parce que nous avons finalement décidé de faire une randonnée. Nous avons pris un petit bateau qui nous a amené à Veyrier-du-Lac. Avant de commencer la promenade, Vanessa a craint de mourir dans d'atroces douleurs après s'être fait piquer par une guêpe. La frousse passée, nous nous sommes lancés. Cette fois, Vanessa a cru mourir de chaud, de soif, d'épuisement... J'avoue que le début de la balade n'était pas reposante. Les arbres nous faisaient de l'ombre, mais il faisait quand même chaud. Et ça grimpait. Ca n'en finissait plus de grimper. On montait une pente abrupte pour finalement se rendre compte qu'elle menait à une autre pente abrupte. Heureusement, plus loin, ça se stabilisait. Les sentiers étaient magnifiques et ça faisait un bien fou d'être les seuls êtres humains à des centaines de mètres à la ronde. Petite déception pour la photographe : ça manquait de points de vue. Les sandwiches que nous nous sommes offerts pour nous récompenser après tout ces efforts étaient trop bons.

 

On aurait pu souper chez le grand chef, Marc Veyrat... Mais, déjà, je crois pas qu'il nous aurait laissé entrer et de toute façon, on n'avait pas trop envi de payer 200 euros pour notre repas. Nous avons plutôt opté pour un "menu fondue" dans un petit restaurant du vieux Annecy. Fondue savoyarde (fromage et bouts de pain) suivie d'une fondue au chocolat. Après, je m'étonne d'avoir une bedaine!

 

Finalement, nous avons eu un peu de malchance avec les trajets d'aller et de retour. A l'aller, on devait prendre un bus... Qui était déjà plein quand nous sommes arrivés à la gare. Nous avons dû attendre un train qui partait une heure plus tard. Rien de très grave. Pour le retour, nous avons décidé de prendre le train de 18h15 plutôt que celui de 17h35 : ça laissait le temps à Vanessa de se baigner une dernière fois. Sauf que... Le train a dû faire un détour, il avançait de dix kilomètres, s'arrêtait dix minutes, repartait... Le trajet a semblé durer des heures. Et pourtant, nous n'étions en retard que d'une demie-heure ou quarante-cinq minutes. Beaucoup moins long que la dernière fois... Quand des feux de broussailles nous avaient retardé de quelques heures... Que d'aventure!

 

Il se pourrait bien qu'on revoit Annecy une quatrième fois. Et une cinquième...

Par Ugo et Vanessa - Publié dans : ugoetvanessa
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Vendredi 13 août 2010 5 13 /08 /Août /2010 15:02

Soubès

C'est un petit village pas très loin de Montpellier. Il n'y a donc pas beaucoup de monde, il y a par contre beaucoup d'arbres et le chant des cigales remplacent les criards/klaxons (v.o./v.f.). Tout ce qu'il fallait pour être heureux. D'autant plus que le soleil brillait, qu'il faisait chaud... Et j'oubliais de préciser que nous avions une piscine en prime. Le grand luxe.

Nous avons aussi fait une randonnée dans les hauteurs de Soubès. Les petits sentiers étaient vraiment jolis et les points de vue franchement impressionnants. Des montagnes, des arbres, des vignes, des champs... Surtout, du VERT. Ma couleur préférée. Le coureur des bois que je suis était très très heureux.

Vanessa, elle, s'est transformée en photographe animalière. La découverte d'une cigale et d'une chenille a fait sa journée.

Sinon, nous avons mangé, bu, dormi et nagé. Pas facile.

(Conseil gastronomique: Le steak au restaurant du village est excellent. Et si vous donnez vos restes au chien qui rôde autour des tables, vous vous ferez un nouveau meilleur ami.)

 

Saint-Guilhem-le-Désert

Si on en croit l'écriteau à l'entrée du patelin, Saint-Guilhem serait "un des plus beau village de France". C'est peut-être bien le cas. Les petites rues et ruelles, la rivière qui traverse le village, la place avec son arbre géant, la montagne qui encercle le tout, les fleurs partout... Une ballade fort agréable.

 

Sète

La ville où Georges Brassens vit le jour. Avec tous ces bateaux et ces canaux. C'est le "Venise français".  

Avant d'y arriver, nous nous sommes arrêtés sur une plage. Vanessa tenait absolument à se baigner dans la mer. J'ai eu un petit doute en voyant une plage pleine de gens... mais, personne dans l'eau. Vanessa n'est restée que quelques minutes dans sa mer adorée : l'eau était glacée.

Une ville pêcheurs, donc, où nous avons (évidemment) mangé du poisson et des fruits de mers. En buvant un rosé. Vraiment pas facile.

 

Le fait d'avoir été très bien accueilli (et même chouchouté) par Nadine et Antonio a grandement contribué aux bons moments de ce week-end.

 

Par Ugo et Vanessa - Publié dans : ugoetvanessa
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Mercredi 12 mai 2010 3 12 /05 /Mai /2010 15:39

Strasbourg, c'est au Nord Est de la France. Les Allemands et les Français se sont longuement disputés cette région. Malheureusement pour les Strasbourgeois, ce sont les Français qui ont gagné. Il y a, par contre, encore beaucoup de traces du passage des voisins germaniques. Des noms de rues, des spécialités culinaires, une architecture, de la bière... Un bon moyen de se dépayser pour pas cher.

 

Nous voulions visiter Strasbourg en décembre pour deux raisons. Premièrement, parce que d'après ce que nous en savions, c'est un très belle ville en hiver. Et deuxièmement, parce qu'en décembre, c'est le marché de Noël. En France, le marché de Noël de Strasbourg est mythique. Il fallait donc voir ça!

 

Bon... J'aimerais pouvoir dire que nous avons rencontré le véritable Père Noël, que nous avons fait de la lutte dans le "jello" avec les lutins, que nous avons fait des balades à dos de rennes, qu'une fois saoul, j'ai "cruisé" Mère Noël... Mais, non... En fait, nous avons été un peu déçu par le très fameux marché de Noël. C'était bien et surtout impressionnant de voir un marché qui s'étend sur tout le centre-ville. Sans plus... En gros, c'était le marché de Noël de la Croix-Rousse (le quartier où nous habitons) fois dix. Les mêmes kiosques, les mêmes babioles à vendre...

 

Si le marché nous a déçu, la ville, elle, nous a beaucoup plu. C'est vraiment très très beau. Le problème, c'est que Strasbourg en décembre : c'est froid! J'ai commencé à véritablement apprécié nos promenades qu'après m'être acheté une tuque et des gants. Et même là, tous les prétextes étaient bons pour s'arrêter un petit quart d'heure dans un magasin pour se réchauffer un peu. Autre moyen utilisé pour contrer la froidure : boire un bon vin chaud. (Du vin chaud, des épices, et des morceaux d'orange... C'est délicieux!)

 

Au milieu de la ville, il y a la célèbre cathédrale. Je ne comprends pas les gens qui disent que c'est joli. Moi, je l'ai trouvé effrayante. C'est immense, gothique, couleur rouille... On dirait le chateau d'une sorcière dans un film de Walt Disney. Impressionnant, intimidant, mais, pas joli, non.

 

Lors de nos balades nocturnes, nous avons fait de drôles de rencontres. Il y avait beaucoup de mecs complètement saouls qui zigzaguaient sur le trottoir, des gitans qui buvaient aux coins des rues pendant que leurs enfants couraient partout... Mais, le mieux, c'était notre rencontre avec monsieur le ragondin. Nous longions un canal et j'ai remarqué quelque chose qui nageait. Il faisait noir, je ne voyais pas très bien, mais ça me semblait être une grosse bête. Grosse bête qui m'a aperçu du coin de l'oeil et qui a décidé de se rendre jusqu'à l'escalier un peu plus loin pour monter me rejoindre. J'ai appelé Vanessa et tandis que monsieur le ragondin montait les marches, nous avons débattu sur ce qu'était cette étrange bestiole. (Ca me faisait penser à un castor... Et après vérification, on appelle aussi le ragondin : castor des marais. Comme quoi, je suis tout un expert!) Il est resté un moment avec nous avant de redescendre dans l'eau. C'était comique.

 

Finalement, ces quelques jours à Strasbourg nous ont beaucoup plu et nous nous sommes promis de revenir un été. Parce que si c'est déjà superbe en hiver, avec le froid, le ciel parfois gris et les arbres sans feuille, qu'est-ce que ça doit être en été ? Et, en été, on pourra marcher sans grelotter et sans claquer des dents.

Par Ugo et Vanessa - Publié dans : ugoetvanessa
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Lundi 10 mai 2010 1 10 /05 /Mai /2010 14:58

Je le dis et je le répète: Ce qui est vraiment bien ici, c'est que si on a envi de changer d'air, il suffit de sauter dans le TGV. Cette fois, notre projet était de passer trois jours en Arles et d'en profiter pour visiter les Saintes-Maries-de-la-Mer et les Baux de Provence. Finalement, nous avons manqué de temps et nous avons remis notre périple aux Baux à plus tard. Bientôt, j'espère...

 

Je n'ai pas fait une faute plus haut en écrivant "en Arles". Il n'y aurait que deux villes en France où on dit "aller en" au lieu de "aller à". On va donc en Avignon et en Arles. Voilà pour la minute instructative de la journée. 

 

Arles, c'était bien et pas bien. Bien, parce qu'il faisait chaud et que nous avions une piscine à l'hôtel. Pas bien, parce qu'il faisait trop chaud pour marcher, mais pas assez chaud pour se baigner. Mais, bon, nous avions choisi un hôtel avec piscine, alors, on s'est baigné! On a eu froid, mais, on s'est baigné! Sinon, l'hôtel était bien. C'était hyper tranquille et le déjeuner ("petit déjeuner" en version française) était bon. 

 

La ville m'a semblé pas mal aux premiers coups d'oeil... Mais, rien d'extraordinaire. Puis, nous sommes allés aux Saintes-Maries et en revenant, je trouvais Arles vraiment moche! Non, j'exagère... Par contre, il faut dire que les Saintes-Maries-de-la-Mer est vraiment une magnifique petite ville. Là aussi il faisait trop chaud pour marcher et trop froid pour se baigner. Nous avons plutôt fait du vélo. Une longue randonnée au bord de la plage, le long d'un camping (avec de la merde et du papier de toilette de chaque côté du sentier; parce que les campeurs sont apparemment assez près de la nature pour faire caca dans les buissons, mais trop civilisés pour se priver de papier!), près d'une plage de nudistes (vide!) et jusqu'à une petite cabane au milieu de nulle part. Il faisait très très chaud, nous avions les jambes mortes et les fesses endolories, mais qu'est-ce que c'était bien! En ville, nous avons mangé une crème glacée (une "glace" en version française) : Vanessa tenait à perpétuer une tradition qui datait de sa première visite aux Saintes-Maries. Nous sommes montés sur le toit d'une église, nous avons vu des dizaines et des dizaines de flamands roses, nous avons regardé des dames et des fillettes en robes traditionnelles faire une danse folklorique... Ouais, ça valait vraiment le détour. 

 

En Arles, nous avons décidé de ne pas visiter l'arène, nous avons cherché la maison où avait habité Van Gogh et l'appartement où il a peint plusieurs toiles célèbres (la maison n'existe plus et nous ne sommes pas sûrs d'avoir trouvé l'appartement...), nous avons tourné en rond un moment pour trouver un truc à manger, nous sommes allés à la librairie Acte Sud sur la place Nina Berberova, nous nous sommes baladés dans un très vieux cimetière (la preuve qu'il est vieux, c'est que tous les gens qui y sont enterrés sont morts aujourd'hui)... Nous nous sommes payés un bon petit resto où une jeune serveuse avec un authentique accent du Sud nous a donné de bons plats dans lesquels j'ai bien failli m'endormir. La fatigue accumulée + l'alcool + le ventre plein = Ugo qui pique du nez dans son assiette.   

 

Somme toute, un bon moment. L'air du Sud nous a fait du bien.

Par Ugo et Vanessa - Publié dans : ugoetvanessa
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Mardi 4 mai 2010 2 04 /05 /Mai /2010 09:58

Nous avons donc terminé ce périple hispanique à Grenade. Et je serai une fois de plus original en écrivant que c'est une ville... magnifique!

 

Nous sommes arrivés au matin. Question de se mettre directement dans l'ambiance locale, nous nous sommes arrêtés dans un petit café et nous avons commandé un chocolat chaud et des churros. C'est une spécialité locale qui consiste en des bouts de pâte frite (les churros) que l'on plonge dans un tasse de chocolat noire fondue. C'est gras, c'est sucré... C'est tout ce que j'aime! Peut-être est-ce une autre spécialité locale, en tout cas, la femme qui était assise en face de moi ne portait pas de petite culotte!

 

Pour faire changement, nous avons passé nos journées à marcher. Le problème à Grenade, c'est que ça grimpe. Avec le sac à dos, la chemise qui colle à la peau, les cheveux mouillés, les mollets en feu ; c'était assez sportif. Quand nous rentrions à l'hôtel en fin de journée, on s'endormait généralement très vite!

 

Nous avons bien sûr visité la fameuse Alhambra. Que dire ? Sinon que ça vaut le coup d'oeil. C'est immense, impressionnant et très beau. Un passage obligé si on va à Granada. (Par contre, penser à réserver sa place à l'avance.)

 

Vanessa tenait aussi à aller au hammam. J'étais franchement moins emballé qu'elle. Comme elle insistait, j'y suis allé. J'avoue que c'était apaisant. Passer d'un bain chaud au sauna à un bain tiède... C'était tellement relaxant que j'en ai oublié que j'étais très énervé en arrivant. Au vestiaire, il fallait caser nos affaires dans un compartiment juste assez grand pour ranger une chaussure et une paire de bas. Le problème c'est que j'avais une autre chaussure, mes shorts, ma chemise, mon sac à dos... Et qu'il fallait une pièce d'un euro pour utiliser le casier. Et que, bien sûr, nous n'avions qu'une seule pièce d'un euro. Ce qui veut donc dire que je devais ranger les affaires de Vanessa dans mon casier. En ouvrant la porte, la pièce volait à l'autre bout de la salle, un soulier me tombait sur la tête, les vêtements s'étalaient sur le sol trempé... Et j'ai dû ouvrir et rouvrir le casier deux ou trois fois parce qu'on oubliait des trucs. Que d'amusement!

 

C'est à Grenade que nous avons eu le seul moment de "mauvais temps". Nous avons vu quelques nuages et nous avons reçu un total de dix-sept gouttes de pluie. Mais, comme c'était au soir, ça ne nous a pas gâché une journée.

 

Je garderai toujours un bon souvenir de ma dernière sangria andalouse. La veille de notre départ, vers minuit, nous nous sommes assis à la terrasse d'un des rares cafés encore ouvert et nous avons bu un verre. Il faisait bon, la sangria était délicieuse et ça faisait vraiment du bien de se poser un quart d'heure et de faire le point sur notre voyage.

 

Il y a presque un an déjà... Et je me souviens très bien l'arrivée à Séville, les ruelles désertes en pleine nuit, le trajet en bus dans la campagne andalouse, une engueulade entre un client et un serveur dans un café où nous nous étions arrêtés, le sourire du serveur quand je lui ai donné son pourboire en lui souhaitant que ça journée se termine mieux qu'elle avait commencé, la crainte de faire une "overdose" de sucre en terminant notre chocolat fondu, le thé et les pâtisseries orientales dans une belle maison de thés, le soleil...

 

Je termine ce petit mot en regardant la pluie et le ciel gris de Lyon... Vivement le prochain voyage!

Par Ugo et Vanessa - Publié dans : ugoetvanessa
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